Clovis Cornillac

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 Interview comme au cinema sur "Le cactus", pas new

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nadège
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MessageSujet: Interview comme au cinema sur "Le cactus", pas new   Mar 31 Oct - 19:17

Cactus : Nos Interviews De Clovis Cornillac, Pascal Elbé & De Toute L'équipe !
Que feriez-vous s'il ne vous restait plus que quelques semaines à vivre ? Que pensez-vous des comédies basées sur un duo comique ? Etes-vous hypocondriaque ? Comment se passe le tournage avec un tandem de réalisateurs ? Autant de questions auxquelles ont répondu pour nous l'équipe du Cactus, la nouvelle comédie des scénaristes de La Verite si je mens 1 et 2, avec Pascal Elbé, Clovis Cornillac et Alice Taglioni. (14/12/05)
Que feriez-vous s'il ne vous restait plus que quelques semaines à vivre ? Que pensez-vous des comédies basées sur un duo comique ? Etes-vous hypocondriaque ? Comment se passe le tournage avec un tandem de réalisateurs ? Autant de questions auxquelles ont répondu pour nous l'équipe du Cactus, la nouvelle comédie des scénaristes de La Verite si je mens 1 et 2, avec Pascal Elbé, Clovis Cornillac et Alice Taglioni.


Pascal Elbé & Clovis Cornillac, interpètes de Sami et Patrick


Clovis Cornillac est le fils de la comédienne Myriam Boyer. Il commence par jouer au théâtre dans des pièces mises en scène par Alain Françons comme Une Lune Pour Les Desherites, Edward Ii ou Les Petites Heures. Puis en 1984, il fait ses débuts au cinéma avec Hors La Loi de Robin Davis. En 2000, il est cité au César du meilleur Espoir masculin pour Karnaval de Thomas Vincent. S'illustrant beaucoup à la télévision où il enchâine les téléfilms, il connaît le succès avec la série "Francklin" aux côtés de Michel Creton. Clovis Cornillac tourne pas moins de 16 films entre 2001 et 2003 où il multiplie les rôles de gros durs. En 2004, il est nommé Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon. En 2005, il reçoit le César du meilleur acteur de second rôle dans Mensonges Et Trahisons de Laurent Tirard.

Né le 13 mars 1967 à Colmar, Pascal Elbé commence sa carrière au théâtre avant de se frotter au cinéma dans Fallait Pas!... en 1996. A partir de cette date, il accumule les seconds rôles dans un grand nombre de comédies françaises (Les Parasites, Le Raid, Nos Amis Les Flics...).
Il ne néglige pas pourtant le petit écran puisqu'il apparaît également dans la série Mes Pires Potes et des téléfilms comme Les Chiens Ne Font Pas Les Chats et Margaux Valence : Le Secret D'Alice.
En 2003, il s'essaye à l'écriture avec Père Et Fils, le succès est au rendez-vous.
C'est en 2005 que Frédéric Balekdjian lui offre enfin le premier rôle dans Les Mauvais Joueurs, un polar noir à la française dans un Paris cosmopolite.


Auriez accepté le film si les rôles avaient été inversés ?
Clovis Cornillac : Absolument pas ! (rires) Pour être très honnête, je suis arrivé juste avant Pascal sur l'affaire et les réalisateurs m'ont proposé les deux rôles. Je trouvais le personnage de Sami formidable, mais Pascal est largement meilleur que moi dans ce rôle-là. Je pense que je l'aurais gâché, donc sur ce coup-là, ils ont eu du nez…
Pascal Elbé : J'sais pas s'il l'aurait gâché…sans vouloir reluire la brosse, je trouve qu'il n'a pas gâché grand chose.

Pascal, est-ce que Pierre Richard vous a conseillé pour ce rôle ?
Pascal Elbé : Quand on a le métier et l'intelligence de vie qu'ont des comédiens comme Pierre Richard, c'est plutôt nous qui les observons et qui essayons de prendre exemple. On avait la nette impression de reprendre le flambeau, de ce type de comédie qui fonctionne sur un duo complémentaire et antagoniste. Les lettres de noblesse de ce genre, ce sont les films de Weber avec Pierre Richard et Depardieu. Pierre Richard s'inscrit vraiment dans cette lignée-là, il y a une parenté évidente.

Clovis, vous tournez souvent des duos… Avez-vous une attirance particulière pour ces histoires qui se vivent à deux ?
Clovis Cornillac : Je pense que d'un point de vue non pas de mode mais d'instant, du moment, il y a un besoin de duos. Nous sommes dans une société où l'on ne sait pas comment se situer. Le héros unique fait un peu peur car il signifierait une société qui dit ce qui est bien, le cinéma étant le reflet de la société. On n'est ni mieux ni moins bien. Par rapport à ça, le côté duo est important car dans notre société, qu'elle soit économique, politique ou sociale, il y a une nécessité du binôme, de me dire je suis comme ça mais en même temps j'ai un autre côté… C'est donc plus inhérent à l'époque qu'à un choix où je me dis, tient je vais faire des duos. Ce sont les histoires, les rôles, les rencontres qui sont les plus déterminants.


Pascal, vous avez déjà écrit plusieurs films. Aimeriez-vous passer derrière la caméra comme votre ami Roshdy Zem qui va réaliser C'est la coutume ?
Pascal Elbé : Un jour ou l'autre pourquoi pas, mais je ne suis pas pressé. C'est quand même un sacerdoce. Pendant un an et demi on écrit une histoire, ce que je fais, puis vient le tournage… C'est une aventure qui vous immerge pendant au moins trois ans. Il faudrait vraiment que j'écrive le scénario que je veuille réaliser. Si je trouve la personne qui finit mes phrases en images, je la laisse faire.
Ça me plairait car, pour l'avoir fait une fois - j'avais réalisé un court-métrage avec Maurice Chevit et Emmanuelle Devos -, j'y avais vraiment pris beaucoup de plaisir. Mais pour l'instant, je veux bien qu'on continue à me prendre un peu par la main pour faire le clown, écrire deux ou trois histoires, accompagner des copains pour qu'ils réalisent, etc. Cela suffit à mon égo et à mon bonheur.

Excusez-vous Sami qui, croyant qu'il est malade, est prêt à piquer la copine de son meilleur pote ?
Pascal Elbé : Ce que j'aime chez le personnage de Sami, c'est un peu comme chez nous les mères juives, ce chantage affectif insupportable qui vous permet de bafouer tous les tabous et les interdits. C'est quand même terrible qu'un type entraîne son meilleur pote dans ses galères par chantage affectif, et se permet, parce qu'il va peut-être y passer, de coucher avec sa femme… Perso, le truc sacré c'est la femme des potes. Même si je tombe sur la bomba latina, la femme d'un pote c'est la femme d'un pote. Mais il y a des gens, et le film le montre très bien, fragiles en apparence mais finalement très forts, qui utilisent leur fragilité pour écraser les autres. Mon personnage va se servir de sa maladie pour entraîner Patrick, qui se dit fort mais qui est en fait beaucoup plus touchant et fragile… Ce dernier va même jusqu'à presque accepter que son pote ait couché avec sa femme.
Clovis Cornillac : Contrairement à Pascal, je n'ai pas d'arrêté comme ne pas coucher avec la femme de son meilleur ami. Je crois tellement fort à l'amour que je me dis qu'un jour, il n'est pas impossible que mon meilleur ami tombe amoureux de ma femme, et si elle tombe amoureuse de lui, je serai bien le dernier à les condamner. J'espère que ça ne m'arrivera pas car c'est malheureux pour celui qui reste sur le trottoir… Mais dans le film, ce n'est pas la question, le problème arrive de manière accidentelle et chaotique.


Vous êtes plutôt stressé ou babacool ? Hypocondriaque ou jamais malade ? Rancunier ou laissez allé ? Sami ou Patrick ?
Clovis Cornillac : Il s'agit de gros traits, on cumule les mandats. Je ne me reconnais ni dans l'un ni dans l'autre, mais ce n'est pas mon contraire. Je ne souffre pas d'hypocondrie mais en revanche je me retrouve dans le personnage de Sami quand je le vois, devant des gens à la télé, en train de dire n'importe quoi et de leur répondre « Et bien je vous emmerde ».
De même, la connerie de Patrick, je la subis, j'essaie de me dégager de ces boulets là, d'une société où posséder serait tout. Ce que j'aime dans ce film, c'est la comédie bien sûr, mais sous la comédie et bien il y a une fable, aussi simpliste soit-elle, qui me parle. Il y est question d'une trajectoire et de quelqu'un qui change. Aujourd'hui, dans le monde dans lequel nous sommes, dans le sarkozisme absolu, le libéralisme, le dieu économie, c'est important de parler des humains… Là, au travers d'une comédie, ce gars, grâce à son pote hypocondriaque, revient changé, évolué…

Racontez-nous votre expérience de tournage en Inde. Vous connaissiez ?
Clovis Cornillac : Je conseille à tous les internautes d'aller en Inde. Nous, prétentieux de la vieille Europe, qui disons détenir le savoir, la démocratie, la pensée, etc. et bien allons nous balader en Asie. Là-bas, ils nous regardent comme des enfants, ils ont 8000 ans d'existence. (…) Ce voyage en Inde est un parcours initiatique.

Pascal Elbé : Je ne connaissais pas l'Inde, Clovis m'avait un peu parlé du choc que ce pays pouvait provoquer. Mais c'est un choc tellement bienveillant, tellement enrichissant. L'équipe indienne était d'une humilité absolue, alors qu'ils en font des films. Les techniciens français s'agaçaient un peu par moments de leur manque d'expérience, et, tout d'un coup, ils se sont zénifiés à leur contact. Il y a eu une vraie communion entre l'équipe française et l'équipe indienne.
A peine arrivé là-bas, on assiste à un festival des sens, des odeurs, des couleurs… C'était une grande chance. Dans ce métier on est ainsi parfois gâté, quand tout se mélange, l'équipe, l'histoire et le décor formidable qu'était l'Inde…
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fanny91
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MessageSujet: Re: Interview comme au cinema sur "Le cactus", pas new   Mer 1 Nov - 15:58

cool, merci !! Very Happy


sunny
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Interview comme au cinema sur "Le cactus", pas new
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