Clovis Cornillac

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fanny91
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MessageSujet: Le point . fr   Ven 12 Jan - 3:21

Like a Star @ heaven Clovis Cornillac Like a Star @ heaven : « Toi, on t'aime bien »

A 39 ans, il est le nouveau visage du cinéma populaire français. Clovis Cornillac glace dans « Le serpent », avant de faire rire l'an prochain dans « Astérix aux Jeux olympiques ». Portrait d'un enfant de la balle, formé par le théâtre le plus exigeant.

Par François-Guillaume Lorrain

Arrow Depuis 2002, Clovis Cornillac justifierait presque à lui seul l'achat d'une carte UGC. ( MDR !!! Razz Razz Razz ) En cinq ans, près de 25 films - même François Berléand est battu - dont « Le serpent », sorti mercredi, où il campe un formidable salaud, glaçant et névrotique. Mais, en un quinquennat, Cornillac a radicalement changé de statut. Il est passé du film d'auteur modeste à la participation à d'énormes succès - « Un long dimanche de fiançailles », « Malabar Princess », « Brice de Nice » - puis aux têtes d'affiche dans de grosses productions, « Les chevaliers du ciel », « Les brigades du Tigre », en attendant « Astérix aux Jeux olympiques », où il a été choisi pour remplacer Clavier dans le rôle de l'irascible petit Gaulois. Pour un acteur nommé Clovis, une accession au panthéon de nos ancêtres qui va presque de soi. Mais qui distingue surtout un comédien à l'image très « française » : gouailleur, parfois colérique, mais bon camarade, robuste, énergique, généreux, rassurant, droit dans ses bottes. « On ne va pas encore voir le prochain Cornillac , observe Eric Lavaine, réalisateur heureux de "Poltergay" (600 000 spectateurs), mais plus aucun producteur, en voyant son nom, ne dira : ouais, bof. » « Cornillac face à Attal : les producteurs n'ont plus hésité », avoue Eric Barbier, le réalisateur du « Serpent ». Soyons clair : avec Romain Duris et Benoît Magimel, Cornillac est devenu un des « petits quadragénaires » - il a 39 ans - les plus populaires. Ce que l'intéressé résume à sa manière, perspicace et brute de décoffrage : « En 2002, j'ai soudain fait partie du wagon. Quatre ou cinq films où j'étais sont sortis en même temps. Des journalistes ont pu aller voir leur chef et proposer un papier. Et brusquement, on m'a dit : toi, on t'aime bien. »

Arrow Cornillac ne s'enflamme pas. Il connaît trop bien le milieu et sa volatilité, lui, l'enfant de la balle, fils de l'actrice Myriam Boyer et de Roger Cornillac, metteur en scène de théâtre lyonnais. Lui, l'acteur de la génération 85, celle des Binoche, Lambert Wilson, Wadeck Stanczak, qui a déjà vu passer plusieurs fois le train du cinéma sans pouvoir y monter. Les débuts, en 1985, avaient pourtant été fulgurants : « Hors-la-loi », de Robin Davis : une folie hors de prix sur un gang de jeunes rebelles. Venu pour une panouille, le gosse de 17 ans, aux biceps d'ex-boxeur, en ressort avec le rôle principal. Mais le film, le plus cher du cinéma français, est un four. Exit Cornillac, récupéré cependant par le théâtre : « Dominique Besnehard m'avait envoyé chez Peter Brook. Je croyais qu'il s'agissait de Mel Brooks. Les Bouffes du Nord, je ne connaissais pas. Je descends au métro La Chapelle, tiens, Mel Brooks à la Chapelle, c'est bizarre. Je découvre l'endroit, les gens en cercle. Ouh là là, juste envie de m'enfuir. » Mais Brook le rattrape par le col. Ainsi débute l'aventure du « Mahabharata », formidable expérience théâtrale de deux ans, où la jeune tête brûlée découvre le plaisir de jouer et le travail. « C'est inscrit dans mes gènes. Mes parents viennent du proléta-riat, on trimbale la valeur du travail. »

Arrow Le milieu le dit boulimique. Cornillac refuse l'étiquette. « Je ne suis pas dans la névrose. Je ne me remplis pas pour vomir. J'ai juste un formidable appétit. » Et une énergie hallucinante qui, selon le genre emprunté par cet acteur tout-terrain - comédie « bas de plafond », thriller ou film d'action -, dérive vers différents canaux. Energie entretenue par une hygiène sportive, familiale, et confirmée par tous les cinéastes : « Il sait pourquoi il fait ce métier. Contrairement à d'autres, il n'a pas oublié les bonnes raisons », constate Jérôme Cornuau, qui l'a dirigé sur « Les brigades du Tigre ». « Cornillac ? Un investissement à 300 % », s'extasie Julien Seri, qui pour « Scorpion » (sortie le 21 février) lui a imposé pendant dix mois un entraînement quotidien de quatre heures : « Il joue un champion de close-combat. Certains jours, il prenait tellement de coups qu'il repartait en boitant, mais sans se plaindre. » « Un bourreau de travail, mais joyeux, une mécanique de précision qui propose », confirme Eric Barbier. Exemple de cette intelligence de jeu : « Astérix ». « A force de regarder les dessins, je me suis aperçu qu'Astérix était le seul personnage à ne pas avoir les jambes droites. A partir de là, j'ai compris comment le jouer, corps arqué, tendu, arc-bouté. » « Un des très rares à avoir à la fois l'instinct et le savoir-faire, conclut Thomas Vincent, qui, après "Karnaval", prépare un second film avec lui. Il est intuitif, mais après la première prise vous pouvez discuter. »

Arrow Ce savoir-faire, Cornillac l'a emmagasiné au théâtre. Car voilà un acteur qui ne s'est pas fait en un film, mais en quinze ans de planches, où il avoue avoir été très gâté : « Je suis devenu l'assistant d'Alain Françon, j'avais les premiers rôles dans "Britannicus", les "Pièces de guerre" d'Edward Bond, je travaillais avec Langhoff. » On le dit puissant, percutant, il écume les séries policières, « toujours ce besoin de jouer », mais la pellicule ne veut pas de lui : « Je n'avais pas ma place. Le cinéma des années 90, d'Assayas, de Techiné, de Desplechin, ce sont des types malingres, fragiles, sur la brèche. On ne voulait pas de bonhomme chez les jeunes hommes. » Mais des « bonhommes », Thomas Vincent, influencé par les working class heroes de Ken Loach, en veut un, dans son « Karnaval » dunkerquois, pour le rôle du mari violent mais attendrissant de Sylvie Testud : « Qui à part lui a cette vraie fibre populaire ? Il est capable de l'incarner de façon touchante, intelligente. Cela vient de son côté prolo, qui n'est pas feint, mais aussi de sa culture personnelle, qui est plus élitiste. » En 1999, quinze ans après ses débuts, Cornillac est nominé pour le césar du meilleur espoir dans « Karnaval ». Mais la promo du film se fait sur Sylvie Testud : « J'avais 32 ans, j'ai dit à ma douce : cette fois, c'est mort. » Il attendra trois ans, un dégoût du théâtre et une rafale d'apparitions pour que le vent tourne. En 2005, il remporte même le césar du meilleur second rôle pour « Mensonges et trahisons et plus si affinités... », où ce fan de l'OL incarne une star du foot chafouine, exigeant qu'on rédige ses Mémoires « à la Baudelaire ». « On m'aime bien », reconnaît ce faux bourru. « Mais on peut aussi me dire : c'est bon, dégage, ça va ! », lâche-t-il sans fausse coquetterie. « Je sens qu'il y a un cap à passer. » Vraiment? « A 40 ans, il lorgne vers un Lino Ventura fort et pudique », analyse Thomas Vincent, qui évoque son remarquable duo avec Emmanuelle Devos dans « La femme de Gilles », où question finesse il montrait qu'il en avait sous le pied. Mais la filmographie d'un Ventura, ou d'un Depardieu, s'est vite étoffée de grands noms du cinéma européen. « Le CV ne m'intéresse pas. Je sais qu'il me manque de grands cinéastes. Mais il faut aller là où on vous aime. S'ils ne viennent pas vers moi, c'est que je n'ai pas su montrer que je pouvais tourner pour eux. Ou qu'ils n'ont pas su le voir. »


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bliss
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MessageSujet: Re: Le point . fr   Ven 12 Jan - 17:59

merci Fanny!!! Wink
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fanny91
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MessageSujet: Re: Le point . fr   Ven 12 Jan - 21:56

vi de rien !!! Razz

je l'ai trouve telment sympas cette intervieuw !!! I love you I love you

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