Clovis Cornillac

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 le serpent...

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bliss
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MessageSujet: le serpent...   Sam 17 Fév - 21:18

Quelles ont été vos premières impressions en découvrant
le personnage de Plender ?

Avant même Plender, j’ai vraiment été impressionné par le scénario du Serpent. J’étais très excité à l’idée d’avoir entre les mains un scénario sans faille, surtout un film de genre. Dans un thriller, c’est essentiel qu’il n’y ait pas de faille, car s’il y a quelque chose qui ne va pas dans le scénario, tu ne peux pas le rattraper au tournage.

Et le fait que votre personnage soit aussi terrifiant ?
C’est ce qui m’a aussi plu chez Plender : j’avais envie d’interpréter son côté revanche, robot, chose indestructible, inspirer cette angoisse que l’on ressent lorsque l’on se trouve face à un mur. Plus tard, on découvrira qu’il n’est pas indestructible. Mais Plender n’a rien à perdre. Et en même temps, ce dont j’avais envie et avec quoi Éric Barbier était entièrement d’accord, c’est de donner de l’empathie à un personnage aussi terrifiant que Plender. Arrêter d’être dans des clivages : le bien, le mal. Plender me touche. Je ne me dis pas : “C’est juste un salopard”. Je me dis : “Cet homme, ce sont ses blessures. C’est énorme ce qu’il a subi”.

Où êtes-vous allé chercher l’humanité de Plender ?
Dans ce qui est raconté dans l’histoire : dans l’enfance. On connaît la cruauté des gamins entre eux. Quand cela va jusqu’à un acte terrifiant comme le viol, on est en droit de se dire qu’il y a des circonstances. Il est question d’un être humain, pas d’une machine. Ce que Plender a pris dans la gueule, c’est dur ! Comment peut-on se construire avec ça ? Ce n’est pas le thème du film, mais je ne pense pas que j’aurais sauté à pieds joints dans le projet si l’on m’avait dit qu’il n’y avait aucune raison à la monstruosité du personnage, que c’était juste une ordure. Je trouve qu’il faut qu’on ait les blessures des antagonistes.

Pourquoi avoir eu envie de jouer le “méchant” ?
Plender est un très beau personnage et Yvan est un Vincent formidable. Je joue beaucoup de héros positifs et dans la trajectoire d’un acteur, ce qui est intéressant, c’est de se balader dans les rôles. Plender est une incarnation unique ! Au milieu des Chevaliers du Ciel, Des Brigades du Tigre et d’Astérix - des rôles denses mais très positifs – c’est quand même intéressant de pouvoir travailler sur un rôle aussi négatif que Plender.

Les sentiments à l’égard de votre personnage ont-ils évolué
d’une étape à l’autre ?

En voyant le film, je me suis fait avoir : on s’identifie évidemment au personnage d’Yvan, et à chaque instant, je me disais : “Le pauvre !” J’aime beaucoup Pierre Richard dans le film. C’est une autre victime de Plender. Ces personnages-là ont le courage de notre lâcheté, on les regarde et l’on se dit : “Moi qu’est-ce que je ferais dans cette situation ?” Alors que personne ne va s’identifier à Plender. En revanche, j’ai envie qu’on se dise : “Faisons gaffe à qui on fait du mal”. Ça peut générer des choses terrifiantes. De l’empathie pour mon personnage, peut-être, mais je ne me lance pas dans ce type de rôle en me disant : “On va adorer ce mec-là”. Plender pleure à la fin. J’y tenais. Ce type-là est réellement blessé, sinon ce n’est qu’un monstre.

Vos affrontements avec Yvan Attal sont très brutaux :
comment s’est déroulé le tournage ?

On n’avait jamais travaillé ensemble Yvan et moi. C’est quelqu’un que j’apprécie énormément : ça c’est un bonus. Il est fin, il a une vraie personnalité. C’est Yvan, ce n’est pas un copier-coller, c’est une personne. Et chaque fois qu’on avait des scènes ensemble, il y avait – et je ne pense pas me tromper – une notion de plaisir. C’est agréable de jouer avec quelqu’un quand c’est très précis dans le jeu, où l’un et l’autre sont dans leur partition.

Et avec Éric Barbier ?
J’avais vu Le Brasier, j’avais trouvé le film formellement impressionnant. C’était très tenu. J’étais ravi de travailler avec Éric Barbier, surtout après la rencontre, qui a été déterminante. C’est très agréable de travailler avec quelqu’un qui sait ce qu’il veut. Il est à l’écoute des acteurs et il y a un échange. On a eu cette chance avec Éric Barbier : c’est un vrai cinéaste.

Et pour l’aspect physique de Plender ?
Je voyais une dégaine “VRP démodé”, un look des années 80. Ce trois-quarts en cuir sur un costume croisé, c’était flippant. Il y a quelque chose dans le costume croisé de très anguleux. Toutes les scènes où Plender est dans son bureau, c’est comme un type qui est éteint, sans vie. Et quand il est éteint, il est en veille et c’est là que les choses se calculent, deviennent très inquiétantes. Il y avait cette envie d’un personnage à l’aspect aiguisé, d’un roc. Quand j’ai vu le film, je me suis dit oui, c’est bien l’image que je voulais donner. Avec évidemment plein de belles surprises.

Est-ce le plus salaud des personnages que vous ayez joués ?
J’ai fait beaucoup de télévision et j’ai joué tous les salauds. Et les scénarii de la télé sont beaucoup plus didactiques avec des salauds qui sont réellement des salauds. C’est le principe de la télévision : on ne rachète pas un méchant. J’ai toujours essayé d’y apporter quand même quelque chose pour qu’il y ait un peu d’empathie. Mais j’ai joué vraiment des ordures. Plender est d’abord victime avant de devenir bourreau. Ça ne justifie pas, mais ça questionne. Tout le temps, j’en comprenais la logique. Aimez-vous Plender ? Si je ne l’aimais pas, je ne pourrais pas le jouer ! J’aime Plender parce que Plender n’existe pas.
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jno01
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MessageSujet: Re: le serpent...   Dim 18 Fév - 0:36

Merci bounce
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fanny91
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MessageSujet: Re: le serpent...   Dim 18 Fév - 0:51

merciiii tongue Razz


sunny I love you
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arcase
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MessageSujet: Re: le serpent...   Dim 18 Fév - 8:51

Merci Bliss!
Cest vrai que sa le change en "méchant"... lol!
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bliss
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MessageSujet: Re: le serpent...   Sam 24 Fév - 16:58

Quelles ont été vos premières impressions en découvrant le personnage de Plender ?
Avant même Plender, j’ai vraiment été impressionné par le scénario du Serpent. J’étais très excité à l’idée d’avoir entre les mains un scénario sans faille, surtout un film de genre. Dans un thriller, c’est essentiel qu’il n’y ait pas de faille, car s’il y a quelque chose qui ne va pas dans le scénario, tu ne peux pas le rattraper au tournage.

Et le fait que votre personnage soit aussi terrifiant ?
C’est ce qui m’a aussi plu chez Plender : j’avais envie d’interpréter son côté revanche, robot, chose indestructible, inspirer cette angoisse que l’on ressent lorsque l’on se trouve face à un mur. Plus tard, on découvrira qu’il n’est pas indestructible. Mais Plender n’a rien à perdre. Et en même temps, ce dont j’avais envie et avec quoi Éric Barbier était entièrement d’accord, c’est de donner de l’empathie à un personnage aussi terrifiant que Plender. Arrêter d’être dans des clivages : le bien, le mal. Plender me touche. Je ne me dis pas : “C’est juste un salopard”. Je me dis : “Cet homme, ce sont ses blessures. C’est énorme ce qu’il a subi”.

Où êtes-vous allé chercher l’humanité de Plender ?

Dans ce qui est raconté dans l’histoire : dans l’enfance. On connaît la cruauté des gamins entre eux. Quand cela va jusqu’à un acte terrifiant comme le viol, on est en droit de se dire qu’il y a des circonstances. Il est question d’un être humain, pas d’une machine. Ce que Plender a pris dans la gueule, c’est dur ! Comment peut-on se construire avec ça ? Ce n’est pas le thème du film, mais je ne pense pas que j’aurais sauté à pieds joints dans le projet si l’on m’avait dit qu’il n’y avait aucune raison à la monstruosité du personnage, que c’était juste une ordure. Je trouve qu’il faut qu’on ait les blessures des antagonistes.

Pourquoi avoir eu envie de jouer le “méchant” ?
Plender est un très beau personnage et Yvan est un Vincent formidable. Je joue beaucoup de héros positifs et dans la trajectoire d’un acteur, ce qui est intéressant, c’est de se balader dans les rôles. Plender est une incarnation unique ! Au milieu des Chevaliers du Ciel, Des Brigades du Tigre et d’Astérix - des rôles denses mais très positifs – c’est quand même intéressant de pouvoir travailler sur un rôle aussi négatif que Plender.

Les sentiments à l’égard de votre personnage ont-ils évolué d’une étape à l’autre ?
En voyant le film, je me suis fait avoir : on s’identifie évidemment au personnage d’Yvan, et à chaque instant, je me disais : “Le pauvre !” J’aime beaucoup Pierre Richard dans le film. C’est une autre victime de Plender. Ces personnages-là ont le courage de notre lâcheté, on les regarde et l’on se dit : “Moi qu’est-ce que je ferais dans cette situation ?” Alors que personne ne va s’identifier à Plender. En revanche, j’ai envie qu’on se dise : “Faisons gaffe à qui on fait du mal”. Ça peut générer des choses terrifiantes. De l’empathie pour mon personnage, peut-être, mais je ne me lance pas dans ce type de rôle en me disant : “On va adorer ce mec-là”. Plender pleure à la fin. J’y tenais. Ce type-là est réellement blessé, sinon ce n’est qu’un monstre.

Vos affrontements avec Yvan Attal sont très brutaux : comment s’est déroulé le tournage ?
On n’avait jamais travaillé ensemble Yvan et moi. C’est quelqu’un que j’apprécie énormément : ça c’est un bonus.
Il est fin, il a une vraie personnalité. C’est Yvan, ce n’est pas un copier-coller, c’est une personne. Et chaque fois qu’on avait des scènes ensemble, il y avait – et je ne pense pas me tromper – une notion de plaisir. C’est agréable de jouer avec quelqu’un quand c’est très précis dans le jeu, où l’un et l’autre sont dans leur partition.

Et avec Éric Barbier ?
J’avais vu Le Brasier, j’avais trouvé le film formellement impressionnant. C’était très tenu. J’étais ravi de travailler avec Éric Barbier, surtout après la rencontre, qui a été déterminante.
C’est très agréable de travailler avec quelqu’un qui sait ce qu’il veut. Il est à l’écoute des acteurs et il y a un échange. On a eu cette chance avec Éric Barbier : c’est un vrai cinéaste.

Et pour l’aspect physique de Plender ?
Je voyais une dégaine “VRP démodé”, un look des années 80. Ce trois-quarts en cuir sur un costume croisé, c’était flippant. Il y a quelque chose dans le costume croisé de très anguleux. Toutes les scènes où Plender est dans son bureau, c’est comme un type qui est éteint, sans vie. Et quand il est éteint, il est en veille et c’est là que les choses se calculent, deviennent très inquiétantes. Il y avait cette envie d’un personnage à l’aspect aiguisé, d’un roc. Quand j’ai vu le film, je me suis dit oui, c’est bien l’image que je voulais donner. Avec évidemment plein de belles surprises.

Est-ce le plus salaud des personnages que vous ayez joués ?
J’ai fait beaucoup de télévision et j’ai joué tous les salauds. Et les scénarii de la télé sont beaucoup plus didactiques avec des salauds qui sont réellement des salauds. C’est le principe de la télévision : on ne rachète pas un méchant. J’ai toujours essayé d’y apporter quand même quelque chose pour qu’il y ait un peu d’empathie. Mais j’ai joué vraiment des ordures. Plender est d’abord victime avant de devenir bourreau. Ça ne justifie pas, mais ça questionne. Tout le temps, j’en comprenais la logique.

Aimez-vous Plender ?
Si je ne l’aimais pas, je ne pourrais pas le jouer ! J’aime Plender parce que Plender n’existe pas.
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fanny91
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MessageSujet: Re: le serpent...   Sam 24 Fév - 17:13

Super intéressant tes articles !!! Razz


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jno01
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MessageSujet: Re: le serpent...   Sam 24 Fév - 17:19

Génial geek
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MessageSujet: Re: le serpent...   Dim 25 Fév - 9:24

Trop bien !
Merci
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MessageSujet: Re: le serpent...   

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