Clovis Cornillac

Vous êtes un fan inconditionnel de Clovis Cornillac ? Vous le destez ou n'en avez jamais entendu parler ? Venez sur le premier forum de discussion sur Clovis Cornillac !
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Interview promo "Le Cactus"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Darkette
Admin
Admin
avatar

Féminin
Nombre de messages : 640
Age : 25
Localisation : St Etienne(42)
Date d'inscription : 15/11/2005

MessageSujet: Interview promo "Le Cactus"   Mer 14 Déc - 19:12

Voilà une petite interview, mais c'est toujours bon à prendre Smile
source: http://www.allocine.fr/

A l'occasion de la sortie de la comédie "Le Cactus", AlloCiné à rencontré Clovis Cornillac, l'acteur français qui monte, embarqué dans une folle aventure pour sauver son meilleur ami.

AlloCiné : Une serveuse vous a interpellé tout à l'heure en vous félicitant pour votre succès actuel et en concluant par "On vous voit partout maintenant !" C'est un détail, mais c'est la preuve d'une nouvelle dimension pour vous ?
Clovis Cornillac : Sincèrement, je ne m'en rends pas compte. Autant je me rends compte des félicitations, ça je le mesure, autant je ne me rend pas compte du reste. Tu ne peux pas être en même temps acteur ET spectateur. Je n'ai pas le recul suffisant que les gens, au niveau médiatique, peuvent avoir. Je l'entends, je peux dire "oui", mais je ne le ressens pas. Je sais que je travaille beaucoup, j'aime beaucoup ça, mais je ne me sens pas envahi par moi-même. Quand la demoiselle me dit ça, j'ai la prétention de me dire que c'est de la sympathie. Quand on me dit ça, je suis quelqu'un de positif, je pense que c'est bon signe. Je n'entend pas le côté "vous êtes beaucoup là, vous nous saoulez !" (rires)

En tournant beaucoup, on a la chance d'avoir sans doute beaucoup d'anecdotes à raconter. Un souvenir cocasse du "Cactus" ?
(prend un air désolé) Alors là, je ne suis pas très fort en anecdotes. Je suis très fort pour les anecdotes quand je suis avec des potes ou avec de la famille, à un dîner. Tout d'un coup, j'ai des tas de trucs qui me reviennent, ce ne sont pas des trucs commandés. Mais si tu me demande une anecdote sur Le Cactus, j'ai l'angoisse de l'interro ! Je sais que les choses sont là, mais bon... Sur les anecdotes, je suis nul. Peut-être que si un jour, on bouffe ensemble, il y aura des choses qui me reviendront ! Mais bon, si je peux me souvenir d'une seule anecdote dans toute ma carrière, c'est d'avoir effectué des vols pour préparer Les Chevaliers du ciel ! Ca c'était le truc incroyable, mais c'est bien plus qu'une anecdote...

Avec "Le Cactus", c'est la troisième fois que tu formes un couple avec Alice Taglioni, après "Mensonges et trahisons" et "Les Chevaliers du ciel"...
Oui, ça ne nous gêne pas. Il n'y a pas de risque, quel qu'il soit, car nous travaillons beaucoup tous les deux. En plus, nos trois couples sont différents. A chaque fois, c'est très gai de travailler avec Alice , on est toujours heureux de bosser avec des camarades qu'on aime bien. Je ne pense pas que l'originalité à tout prix soit la bonne solution. Ca fonctionne bien entre nous et si on nous demande une quatrième fois de travailler ensemble, je ne dirais pas nous parce qu'il y a déjà eu trois autres fois. Je dirais non pour une autre raison. Ou je dirai oui ! (rires) Concernant Alice , qui est très belle, je pense que sa présence à mes côtés découle d'un vrai fantasme de la part des réalisateurs qui nous ont dirigés. En effet, j'ai un physique très commun, et les producteurs ou réalisateurs se disent inconsciemment : "On a tous envie, nous les hommes, de s'identifier avec une femme très belle. Comment faire ? Et bien en engageant un homme au physique humain, commun, le genre de type que tu peux croiser dans la rue."

"Le Cactus" est dans la droite lignée des films de tandem de Francis Veber, Gérard Oury... Vous êtes-vous replongé dans certains classiques pour vous imprégner de ce genre à part entière ?
Non, non... Je pense qu'il n'y a rien de pire que l'imitation lorsqu'on est pas imitateur. Acteur, c'est tout sauf imiter. Quand tu imites, tu es mort. Ca veut dire que tu n'as pas de personnalité et que tu n'es qu'une reproduction, en général moins bien que les originaux. Donc, pour cet exemple précis, je pense que tu n'as pas besoin de t'imprégner, c'est culturel. Les cousinages du Cactus, à savoir La Chèvre, Les Compères, L' Emmerdeur, font partie de notre culture. Ils nous appartiennent à tous. Tu ne te dis pas qu'il faut reproduire mais, pour une comédie à duo, tu dois juste donner des rendez-vous au spectateur, qui les attend. C'est comme les westerns, si tu n'as pas ton saloon et ton duel, et bien tu n'est pas content.

Propos recueillis par Clément Cuyer le 29 novembre 2005

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fana2rock.blogs.allocine.fr
Darkette
Admin
Admin
avatar

Féminin
Nombre de messages : 640
Age : 25
Localisation : St Etienne(42)
Date d'inscription : 15/11/2005

MessageSujet: Re: Interview promo "Le Cactus"   Lun 2 Jan - 16:39

Waouh, merci pour vos réponses...enfin bref, j'en met une autre, plus longue.
source: http://www.commeaucinema.com

Auriez accepté le film si les rôles avaient été inversés ?

Clovis Cornillac : Absolument pas ! (rires) Pour être très honnête, je suis arrivé juste avant Pascal sur l'affaire et les réalisateurs m'ont proposé les deux rôles. Je trouvais le personnage de Sami formidable, mais Pascal est largement meilleur que moi dans ce rôle-là. Je pense que je l'aurais gâché, donc sur ce coup-là, ils ont eu du nez…
Pascal Elbé : J'sais pas s'il l'aurait gâché…sans vouloir reluire la brosse, je trouve qu'il n'a pas gâché grand chose.

Clovis, vous tournez souvent des duos… Avez-vous une attirance particulière pour ces histoires qui se vivent à deux ?

Clovis Cornillac : Je pense que d'un point de vue non pas de mode mais d'instant, du moment, il y a un besoin de duos. Nous sommes dans une société où l'on ne sait pas comment se situer. Le héros unique fait un peu peur car il signifierait une société qui dit ce qui est bien, le cinéma étant le reflet de la société. On n'est ni mieux ni moins bien. Par rapport à ça, le côté duo est important car dans notre société, qu'elle soit économique, politique ou sociale, il y a une nécessité du binôme, de me dire je suis comme ça mais en même temps j'ai un autre côté… C'est donc plus inhérent à l'époque qu'à un choix où je me dis, tient je vais faire des duos. Ce sont les histoires, les rôles, les rencontres qui sont les plus déterminants.

Excusez-vous Sami qui, croyant qu'il est malade, est prêt à piquer la copine de son meilleur pote ?

Pascal Elbé : Ce que j'aime chez le personnage de Sami, c'est un peu comme chez nous les mères juives, ce chantage affectif insupportable qui vous permet de bafouer tous les tabous et les interdits. C'est quand même terrible qu'un type entraîne son meilleur pote dans ses galères par chantage affectif, et se permet, parce qu'il va peut-être y passer, de coucher avec sa femme… Perso, le truc sacré c'est la femme des potes. Même si je tombe sur la bomba latina, la femme d'un pote c'est la femme d'un pote. Mais il y a des gens, et le film le montre très bien, fragiles en apparence mais finalement très forts, qui utilisent leur fragilité pour écraser les autres. Mon personnage va se servir de sa maladie pour entraîner Patrick, qui se dit fort mais qui est en fait beaucoup plus touchant et fragile… Ce dernier va même jusqu'à presque accepter que son pote ait couché avec sa femme.
Clovis Cornillac : Contrairement à Pascal, je n'ai pas d'arrêté comme ne pas coucher avec la femme de son meilleur ami. Je crois tellement fort à l'amour que je me dis qu'un jour, il n'est pas impossible que mon meilleur ami tombe amoureux de ma femme, et si elle tombe amoureuse de lui, je serai bien le dernier à les condamner. J'espère que ça ne m'arrivera pas car c'est malheureux pour celui qui reste sur le trottoir… Mais dans le film, ce n'est pas la question, le problème arrive de manière accidentelle et chaotique.

Vous êtes plutôt stressé ou babacool ? Hypocondriaque ou jamais malade ? Rancunier ou laissez allé ? Sami ou Patrick ?

Clovis Cornillac : Il s'agit de gros traits, on cumule les mandats. Je ne me reconnais ni dans l'un ni dans l'autre, mais ce n'est pas mon contraire. Je ne souffre pas d'hypocondrie mais en revanche je me retrouve dans le personnage de Sami quand je le vois, devant des gens à la télé, en train de dire n'importe quoi et de leur répondre « Et bien je vous emmerde ».
De même, la connerie de Patrick, je la subis, j'essaie de me dégager de ces boulets là, d'une société où posséder serait tout. Ce que j'aime dans ce film, c'est la comédie bien sûr, mais sous la comédie et bien il y a une fable, aussi simpliste soit-elle, qui me parle. Il y est question d'une trajectoire et de quelqu'un qui change. Aujourd'hui, dans le monde dans lequel nous sommes, dans le sarkozisme absolu, le libéralisme, le dieu économie, c'est important de parler des humains… Là, au travers d'une comédie, ce gars, grâce à son pote hypocondriaque, revient changé, évolué…


Racontez-nous votre expérience de tournage en Inde. Vous connaissiez ?

Clovis Cornillac : Je conseille à tous les internautes d'aller en Inde. Nous, prétentieux de la vieille Europe, qui disons détenir le savoir, la démocratie, la pensée, etc. et bien allons nous balader en Asie. Là-bas, ils nous regardent comme des enfants, ils ont 8000 ans d'existence. (…) Ce voyage en Inde est un parcours initiatique.
Pascal Elbé : Je ne connaissais pas l'Inde, Clovis m'avait un peu parlé du choc que ce pays pouvait provoquer. Mais c'est un choc tellement bienveillant, tellement enrichissant. L'équipe indienne était d'une humilité absolue, alors qu'ils en font des films. Les techniciens français s'agaçaient un peu par moments de leur manque d'expérience, et, tout d'un coup, ils se sont zénifiés à leur contact. Il y a eu une vraie communion entre l'équipe française et l'équipe indienne.
A peine arrivé là-bas, on assiste à un festival des sens, des odeurs, des couleurs… C'était une grande chance. Dans ce métier on est ainsi parfois gâté, quand tout se mélange, l'équipe, l'histoire et le décor formidable qu'était l'Inde…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fana2rock.blogs.allocine.fr
 
Interview promo "Le Cactus"
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Interview du boulet du fofo, "Diddu"
» [Promo terminée] Carte "Découverte Restaurants Disney Village" -15% sur l'addition!
» Interview du reporter du fofo, "Taka"
» "Interview très très privée" sur RTL2 - 13 mai 2013
» Le cinéma gaumont Disney Village: carte "le pass" et promo PA

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Clovis Cornillac :: Clovis Cornillac :: Interviews-
Sauter vers: