Clovis Cornillac

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 pour faubourg 36

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severine
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MessageSujet: pour faubourg 36   Dim 12 Oct - 21:43

Clovis Cornillac: "Je suis optimiste, alors qu'il est de bon ton d'être cynique"(24/09/2008)

Clovis Cornillac engagé... mais aussi tendre romantique

BRUXELLES Parce que, selon ses deux camarades, "être amoureux ça rend stupide", Milou devient au fil de l'histoire complètement bête. Et Clovis Cornillac qui se cache derrière lui n'en est que plus touchant. "Enfin !", diront certaines, l'acteur caméléon du cinéma français se transforme en amoureux vulnérable. En tendre gavroche, engagé communiste grande gueule qui s'éprend d'une belle et talentueuse jeune femme. L'amour fait des miracles sous l'œil idéaliste et poétique de Christophe Barratier. Mais c'est le très sympathique Clovis Cornillac qui en parle le mieux...

C'est quasiment la première fois qu'on vous voit, Clovis Cornillac, en jeune homme amoureux et déstabilisé par une fille...

"Je ne sais pas, sûrement. Je me souviens d'un rôle tout à fait différent dans La Femme de Gilles où j'incarne un type massacré par l'amour. C'est un dilemme atroce. Ce que je trouve joli dans Faubourg 36, c'est que ça marche. Chez Milou, il y a un vrai changement. Et c'est très agréable à faire, des personnages qui ont des révolutions internes. Ça donne à tout un chacun l'envie de se dire : ben oui, c'est possible."

Vous vous voyez bien en acteur romantique ?

"Je me vois bien dans tout, sans prétention. La limite est là où est l'imaginaire des autres. J'ai l'impression de pouvoir être un héros, un tueur, un amoureux,...Mais je remarque que, ces derniers temps, on m'a proposé des rôles d'hommes pouvant raconter une histoire d'amour."

Comment expliquez-vous cette réputation qui est la vôtre d'acteur caméléon ?

"Je ne suis pas le mieux placé pour en parler... Mais c'est très flatteur. J'ai toujours ambitionné ça dans ce métier. Au théâtre déjà, on m'offrait des rôles extrêmement différents. Probablement aussi, la naïveté est une forme de bêtise qui fait que j'y crois. Je m'en convaincs quand je joue un rôle, je n'ai absolument aucun doute. Aussi peut-être parce que je ne me regarde pas avant que le film ne soit monté. Quand je vois le contact chaleureux que j'ai avec le public, je me dis qu'il y a dans ma naïveté, ma manière de faire, quelque chose qui passe. Un jour pilote de chasse, le lendemain cocu, le jour d'après un policier,..."


Votre côté naïf colle parfaitement à l'univers un peu idéaliste de Christophe Barratier...

"Je ne pense pas être idéaliste mais plutôt quelqu'un d'extrêmement optimiste. Il est de bon ton d'être cynique et méchant. Et la bêtise serait d'avoir des envies de partage et d'humanité. On est traité alors soit d'imbécile soit de démago. L'intelligence serait alors la méchanceté et l'individualisme. Ce sont les gros traits mais il y a quelque chose lié à ça. Il faut arrêter de dire que l'Homme est un loup pour l'Homme. Je ne crois pas. Je pense que ça en arrange juste certains de croire ça."

Le côté meneur de troupe de Milou, qui croit en son idéal, vous a donc vraiment touché...

"Je pense que Milou fait partie des gens qu'on aimerait avoir comme amis. Certes, il est un peu grande gueule, il donne des leçons, mais jamais il ne laissera ses potes seuls. L'esprit de camaraderie chez lui, je trouve ça formidable."

Milou et ses camarades viennent d'un milieu très populaire. Vous aussi. Vous avez joué ce rôle comme un clin d'œil ?

"Par rapport à des choses intimes ou familiales, il y a eu quelques rendez-vous sympas sur ce film. Je pense à mes grands-parents. Il arrive des rôles où on est en rapport avec son Histoire. Et c'est rigolo de croiser ça. C'est aussi un rapport avec l'intime, mais ça, on l'est souvent dans chacun des rôles."





Propos recueillis par Ch. Vanbever

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severine
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MessageSujet: Re: pour faubourg 36   Sam 18 Oct - 7:42

j'aime bien celle là !!!

Culture
Cornillac tout à trac
CLICANOO.COM | Publié le 18 octobre 2008
Décidément, “Faubourg 36” nous fait du profit. Après avoir été séduits par le film, embellie hier après-midi, avec Clovis Cornillac, l’un des héros de l’histoire que s’arrache le monde du 7e Art. Témoin sa filmographie qui de mois en mois s’épaissit, contrairement aux chevilles de cet acteur qui semble savoir où il met les pieds pour équilibre garder. Rencontre.


On dit (et on pense) de vous que, quelque soit l’emploi, vous êtes toujours “juste”. Votre interprétation de “Milou”, ici, enfonce le clou. En beauté. Ça signifie que vous travaillez beaucoup pour y arriver ? Clovis Cornillac : “Oui bien sûr, mais, je n’ai pas grand mérite. En réalité, je suis très... naïf. J’ai toujours la conviction, quand je joue, que je suis vraiment le personnage. Comme un môme qui se prend pour Zorro ou Superman, je suis ce que je joue... et ça ne me pose aucun problème. Je ne regarde jamais les rushes pendant le tournage et donc je reste tranquille dans le personnage tout du long. Là où ça se gâte, c’est quand je regarde le film fini et que je retrouve encore ce type-là avec sa tronche, sa dégaine, et ses grimaces, les mêmes que dans ma glace ! À ce moment-là, je doute vraiment d’être plausible. Alors quand des gens comme vous, le public, me disent qu’ils y ont cru, ça me réchauffe le cœur. S’ils voient ça c’est que ce n’est pas faux. Quand je bossais au théâtre je ne me voyais jamais, c’était bien.

C’est votre école le théâtre ? En fait, j’ai commencé au cinéma avec un rôle dans “Hors-la-loi” en 83. Mais ça n’a pas duré. Le ciné n’a pas voulu de moi. Le théâtre, si. Théâtre de rue, théâtre conventionné, beaucoup. Et j’ai enchaîné dix-sept ans sur les planches, avec pas mal d’apartés en TV pour ne pas me couper complètement de la caméra. Je me suis dit, “il faut aller là où on t’aime. Si on ne te désire pas, ça ne marche pas”. C’est plus difficile en tout cas.

On dirait que les choses ont changé avec les années ! Il a fallu près de vingt ans avant que le cinéma ne me reprenne. Un cinéma différent. Avant ,Téchiné, Carax et les autres, je ne les intéressais pas. Ils cherchaient des personnalités plus fragiles, plus androgynes... Je ne correspondais pas à leurs desiderata. Mais vers la fin des années 90, de nouveaux réalisateurs sont apparus qui cherchaient des types assez masculins, et mon heure est arrivée (sourire).

Oublié le théâtre ? Non, j’y suis retourné en début d’année pour faire un Feydeau et pour le plaisir de retrouver Alain Françon au théâtre de la Colline. C’était super. Théâtre et cinéma sont vraiment deux disciplines très différentes et je les adore toutes les deux, comme j’adore être comédien.

“La qualité de vie, c’est ça le vrai défi”

Pour cette seule année, sur grand écran, Faubourg 36, Astérix, Cash, Le Nouveau Protocole, Protéger et Servir et bientôt le Bellamy de Chabrol... vous avez gagné le privilège d’une offre de rôles démultipliée. Difficile de choisir ? Quels sont vos critères ? Il y a plusieurs éléments. Les rencontres, les histoires et les univers, car j’essaie de varier les plaisirs entre comédie sentimentale, comédie potache, polar, thriller, drame... Le plus désagréable, c’est de devoir refuser un projet tentant faute de temps. On attend parfois des années et quand l’occasion se présente, elle vous échappe. Difficile, mais bien plus encore pour les milliers de comédiens qui n’ont pas, eux, ce choix et la perspective du moindre rôle. Le désir, l’envie dans ce métier comme dans tous les autres, c’est capital mais, comme le talent, ça ne suffit pas pour décrocher un job. J’ai conscience d’avoir de la chance. Pouvoir jouer, c’est déjà jubilatoire

Quand c’est dans un film comme “Le nouveau protocole”, c’est plus gratifiant encore ? C’est un film très fort, typique du scénario qui tient en haleine et qui, en plus, on l’espère, incite les gens à réfléchir et en tout cas à apprendre quelque chose d’intéressant sur la société dans laquelle on vit. Une sorte de thriller politique qui montre les dessous de l’industrie pharmaceutique. Avec “Faubourg 36”, Barratier et toute l’équipe, dans un genre différent, créent aussi l’événement. Seulement, c’est très français de soutenir très fort ce qui vient d’ailleurs (Clooney en Michael Clayton par exemple, on trouve ça génial) et de se montrer plus frileux pour ce qui vient de chez nous, comme le film de Thomas Vincent ou celui de Christophe. Qu’est-ce que vous privilégiez dans la vie, profession mise à part ? J’aurais du mal à mettre quoique ce soit à part. Tout est lié, intimement, l’amour, les enfants, le plaisir. Rien n’est jamais dissocié dans cette belle vie que m’offre mon métier. Je m’y régale en jouant grâce à ma famille et inversement. En espérant que mes filles se régalent plus tard, elles aussi dans ce qu’elles auront choisi de faire. Ma seule angoisse dans l’existence c’est ça : non pas qu’elles manquent d’argent mais qu’elles ne fassent pas quelque chose qui les épanouisse. La qualité de vie, c’est ça le vrai défi. Alors pour répondre à votre question, c’est la vie que je privilégie. Et par exemple, si je refusais un rôle pour être un papa modèle, je sais que je risquerais de faire payer cette frustration à mes enfants ! Pas question.

Qu’en dit Caroline Proust votre femme, comédienne elle aussi, et maman de vos jumelles July et Alice ? La liberté, c’est de ne rien imposer à personne et je ne me permettrais jamais de le faire avec la femme que j’aime. Je ne peux simplement pas faire semblant et je n’attends pas qu’elle le fasse non plus. Le chantage affectif, ça ne marcherait pas sur moi et vice versa. Le plan entre nous, c’est être responsable de ce qu’on fait, j’assume et elle assume. Ça fait quinze ans qu’on est heureux ensemble. Je ne dis pas que c’est facile mais je me retrouve mieux dans un rapport comme celui-là. J’ai toujours aimé ce qui est carré

“Je trouve malhonnête de dire rouler propre mais acheter sale”

À 14 ans, vous êtes partis de chez vos parents pour travailler, la maturité vous a pris de bonne heure ? J’ai toujours voulu être adulte. Déjà quand j’allais au CP en bus, je regardais le chauffeur avec envie. Je l’enviais. Je me disais qu’il était autonome parce qu’il bossait. Pour moi, le travail ça a toujours été la liberté. C’est pour ça que j’ai du mal à prendre des vacances. Bosser, j’adore ça !

Et qu’est-ce qui vous choque particulièrement dans ce monde ? Je n’aime pas beaucoup défoncer les portes ouvertes. Comme vous, sûrement, beaucoup de choses... violentes, comme la politique ou plutôt la non politique. Savoir qui fait quoi ? Entre le discours et les actes... Il y a des choses que je peux essayer de comprendre mais que je condamne. Les gens élus par les citoyens, quand ils ne font pas leur boulot, je ne leur trouve pas d’excuses. Quand je vote, j’ai le sentiment que c’est pour des gens qui doivent penser la société globalement... Je trouve malhonnête de dire “rouler propre” mais “acheter sale”... Je trouve dommageable de vendre aux jeunes gens un quart d’heure de gloire avec la Star Ac qui ne va leur laisser que du vide après. Si le succès n’est pas habité par la passion, ça peut les démolir. Oui, ces choses-là me choquent...

L’envie vous est déjà venue d’écrire et de réaliser un film ? Écrire, je ne sais pas faire. Je n’aime que lire. Et puis, je suis artisan pas architecte. Mais bon, si un jour je devais en faire un, ce serait plutôt quelque chose de ludique. Mais bon...

En attendant, vous voilà dans l’océan Indien pour la deuxième fois cette année... Vacances obligées ! Oui, on était à Maurice en mai, là on vient à la Réunion. C’est encore le boulot qui motive la balade ! Mais comme je suis un très mauvais touriste et que j’aime beaucoup aller travailler ailleurs pour rencontrer des gens, passer quelques jours autrement avec ma douce, quand c’est possible comme ici... je fais d’une pierre deux coups et c’est ... un plaisir !”

Propos recueillis par Marine Dusigne
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MessageSujet: Re: pour faubourg 36   Jeu 23 Oct - 19:58

voici une petite vidéo, ou des personnes donnent leur avis sur le film !!!


http://www.dailymotion.com/video/k2TVRCfjuODNTUMkSQ
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fanny91
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MessageSujet: Re: pour faubourg 36   Jeu 27 Nov - 11:44

Merci bien, pour toutes ses petites merveilles !!!! Very Happy



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