Clovis Cornillac

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severine
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MessageSujet: interviews écrites !!   Ven 4 Déc - 9:43

pour L'express



Clovis Cornillac, "Mon gros défaut? L'orgueil!"
Par Paola Genone, publié le 02/12/2009


Le comédien est à l'affiche de La Sainte Victoire, le dernier film de François Favrat, ce mercredi sur les écrans. Aux côtés de Christian Clavier, il y campe un jeune architecte aixois prêt à tout pour décrocher un marché public.

Si vous étiez... Un plat d'enfance La spécialité de ma grand-mère Berthe: les tripes à la poêle avec des tomates fraîches... Elle me les a fait goûter quand j'avais 6 ans. Je suis devenu accro, malgré les commentaires de mes copains, qui s'écriaient: "Eurk! Comment peux-tu manger ça?!"

Un livreLa Comédie humaine, de Balzac. C'est une bible pour comprendre le monde occidental. La description que l'écrivain fait de la société est extrêmement actuelle. Rien n'a changé; les enjeux sont les mêmes. Je pense en particulier à Rastignac, un personnage très contemporain: un arriviste absolu, prêt à perdre son âme, à piétiner toute valeur au nom du pouvoir, des paillettes, de la gloire.

Un gros défaut L'orgueil. C'est une carapace, qui, en même temps, me protège et m'abîme.

Un tableauLa Madone de Laroque: un tableau qui n'a pas encore été reconnu officiellement comme étant un Léonard de Vinci, même si plusieurs spécialistes de la Renaissance en sont persuadés. Ce portrait de Madone appartient à mon beau-père, un amoureux de peinture. Il l'a déniché, il y a dix ans, dans un petit dépôt-vente dans les Cévennes. Aujourd'hui, cette toile fait le tour des musées... Quand je l'ai vue, je me suis senti comme un enfant devant un immense mystère.


Un juron Fait chier. C'est assez descriptif.

Un musicienMatthieu Chedid. Je suis très sensible à son univers onirique, à son jeu de guitare, à ses textes inventifs, ludiques, parfois opaques. J'aime aussi la dimension d'art total qui caractérise ses spectacles.

Une devise Le bonheur n'est pas au bout du chemin. Le bonheur, c'est le chemin.

Un paysage qui suscite le rêve L'Inde, avec tous ses clairs-obscurs. J'y ai passé quatre mois, en 1984, pour préparer le Mahabharata de Peter Brook. C'était la première fois que ce texte sacré sortait de ce pays et était adapté en pièce de théâtre. Pour pénétrer ce monde, nous avons parcouru le pays du nord au sud. Il m'est impossible de parler de la beauté ou des horreurs de l'Inde... Ce sont des images qui ne me quitteront jamais.

Un autre métier Mon fantasme, ce serait d'être peintre ou compositeur. Mais je suis nul en dessin et en musique. En revanche, j'aurais pu être un bon entraîneur de foot ou un psychologue: j'entre facilement en empathie avec les personnes en face de moi...

Un vêtement qui rend beau On ne peut pas me rendre beau! Je suis moche, je le sais depuis l'enfance et je ne le vis pas comme un problème. Cela dit, avec un costume noir classique, je me sens à l'aise. Surtout s'il est griffé Ungaro.
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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   Ven 4 Déc - 9:58

un deuxième tiré de la tribune de Genève !!

EDMÉE CUTTAT | 01.12.2009 | 00:00


Difficile, quand on voit Clovis Cornillac, d’imaginer qu’il a plus de vingt-cinq ans de carrière derrière lui. En effet, né en 1967, le comédien, de passage à Genève pour la promotion de La sainte victoire, quitte la maison à 14 ans pour apprendre le théâtre. «Et encore ai-je dû ronger mon frein», plaisante le fils de Myriam Boyer. «A 5 ans, je voulais déjà jouer.»

Et un peu plus tard devenir boxeur. «En réalité, c’est parce que je n’avais pas envie de dire ce que je désirais être. Dans l’idée de la boxe il y avait surtout le ring, donc le spectacle. Mais j’aurais été mauvais parce que je ne suis pas un compétiteur. Cela dit, j’adore le sport. En particulier le foot. Je suis actionnaire de l’Olympique lyonnais et j’ai unerestaurant en ville.» En tant que fan du crampon, Clovis ­Cornillac a son avis sur la main de Thierry Henry qui a contribué à qualifier la France pour le Mondial sud-africain. «Il est sûr qu’on n’aime pas trop gagner ainsi. En même temps, j’ai trouvé l’effet produit totalement démesuré.»

Pour en revenir aux planches, le garçon débute en 1985, avec des metteurs en scène aussi célèbres que Peter Brook et Alain Françon. En dépit d’un cheveu sur la langue, dont il se débarrasse soudainement en préparant Britannicus.

Cela aide-t-il d’avoir des parents dans le milieu? «Grâce à eux j’ai gagné dix ans, car j’ai touché du doigt les difficultés, les trahisons, les injustices du métier. Mais ils ne m’ont pas spécialement soutenu. D’abord, ils avaient suffisamment de peine à y arriver eux-mêmes, ensuite, je n’aimais pas ce qu’ils faisaient et surtout on a l’habitude de se débrouiller tout seul chez nous.»

Comme l’architecte qu’il interprète dans La sainte victoire aux côtés de Christian Clavier. Self-made-man à la Tapie, Xavier Alvarez, avide de reconnaissance sociale en décrochant des marchés publics, se démène pour faciliter la victoire du candidat outsider à la mairie, dans l’espoir que ce dernier lui renverra l’ascenseur. «C’est un film de comportement humain, très ludique, fustigeant les magouilles de la classe politique et montrant que la réussite ne rime pas forcément avec beaucoup d’argent. Au contraire.»

Clovis Cornillac ne manque aujourd’hui ni de l’une ni de l’autre. Après avoir enchaîné les prestations théâtrales, télévisuelles et les seconds rôles au cinéma, il campe, aux côtés de Sylvie Testud dans Karnaval en 1999, un caractère plutôt étoffé qui lui vaut une nomination au César de l’espoir masculin. C’est le début de la gloire. La même année, il devient enfin tête d’affiche dans Une affaire qui roule, où il incarne un chef cuisinier plaquant ses fourneaux pour monter son restaurant.

Un titre prédestiné. Depuis, l’éclectique Cornillac qui adore les transformations physiques, même s’il freine sur le yo-yo pondéral mauvais pour la santé, n’arrête plus. Il est partout, d’Un long dimanche de fiançailles à Astérix aux Jeux olympiques en passant par La femme de Gilles, Les brigades du Tigre, Brice de Nice , ou Mensonges et trahisons qui lui permet de décrocher le César du meilleur acteur. Entre 2004 et 2005, on le voit même enfiler quatorze ­costumes.

«C’est trompeur dans la mesure où les films ont été tournés sur une période plus longue. Le hasard a voulu qu’ils sortent tous dans la foulée. Mais il est vrai que j’ai la chance de toucher à beaucoup de genres parce que je suscite le désir chez de nombreux réalisateurs différents.»

Et cela ne risque pas de s’arrêter, l’acteur s’estimant à une période idéale de sa vie. «La palette est large. Je peux jouer des gens de mon âge, des plus jeunes, des plus vieux.» Pour autant, Clovis Cornillac affirme n’avoir jamais couru après le succès. «C’est inutile. Les choses se passent ou pas. Je me suis toujours simplement dit: va où l’on t’aime.»
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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   Ven 4 Déc - 10:01

une troisième pour le journal " le matin"

La poignée de main ferme. Le regard franc et direct. La parole sans chichis, capable de s'emporter sur le métier de journaliste et la main de Thierry Henry. Clovis Cornillac est comme ça: entier, sincère, sans prétention.

Un acteur de pur instinct qui enchaîne les tournages (plus d'une trentaine en dix ans) et s'amuse autant dans la peau d'Astérix que dans un polar, une comédie, ou un drame sur fond de politique, comme «La sainte victoire», à voir dès demain. Un film dans lequel il est Xavier Alvarez, jeune architecte ambitieux qui tente d'obtenir un gros marché en soutenant le futur candidat à la mairie, incarné par un Christian Clavier étonnant.

Christian Clavier vous en veut de lui avoir piqué le rôle d'Astérix dans le troisième volet?
Non. On n'y avait même pas pensé avant qu'on nous en parle maintenant. Mais, sincèrement, je crois qu'il en avait marre d'Astérix et je ne pense pas qu'à aucun moment il se soit dit que ce rôle lui appartenait. Au théâtre, j'ai appris que les rôles ne nous appartiennent pas. Heureusement, parce que sinon, on ne jouerait plus Hamlet.

Vous reconnaissez-vous dans le désir de réussite de votre personnage?
Disons que je suis devenu comédien très jeune. Un peu comme Xavier Alvarez. J'ai tout de suite obtenu le premier rôle dans un film qui n'a pas marché (ndlr: «Hors la loi»). A l'époque, j'étais un peu con. J'avais plein de petits cacas dans la tête. Parce que je me retrouvais dans des chambres d'hôtels plus grandes que l'appartement dans lequel j'avais vécu toute mon enfance et que les filles se retournaient sur moi alors que ça n'arrivait jamais avant. Mais ça n'a pas duré longtemps. Le cinéma m'a jeté comme un sac, très vite. Grâce au théâtre, j'ai découvert que ce que j'aimais, c'est travailler. Encore maintenant, je ne cours pas après la réussite. Ça ne m'intéresse pas.

Ça sert à quoi alors, le succès?
A avoir le choix des projets. C'est surtout important de voir qu'avec l'argent qui rentre je peux faire travailler des gens. J'ai un assistant, une attachée de presse. Mais au-delà d'en avoir besoin, c'est une façon de redistribuer les choses. Dans les moments de doutes, ça me permet de me dire qu'il y a des gens qui vivent de ça. Pas que moi. Et puis c'est vrai que j'aime les autres. Ce qui me passionne dans la vie, c'est l'humain.

Xavier Alvarez rêve d'avoir une Rolex à 30 ans. Un pur produit de l'ère Sarkozy?
Non, je crois que c'est un produit de nos sociétés. On n'aurait jamais eu la crise si le monde occidental n'était pas dans cette logique-là. Ce serait donner beaucoup trop d'importance à Sarkozy. Et je connais bien la Suisse romande. C'est pareil. La communication est faite de telle manière qu'on donne à croire que la réussite c'est ça: des belles montres, des belles voitures. Alors qu'on sait bien que c'est faux. Alvarez représente 80% de la jeunesse d'aujourd'hui, qui rêve moins d'être Scarface que des bourgeois nantis.

Vous dites que vous connaissez bien la Suisse romande...
J'ai des amis ici, parce que j'ai travaillé au théâtre, à Vidy, à Kléber-Méleau, à la Comédie. Pendant vingt ans, j'ai fait beaucoup de scène. Je suis Lyonnais. Et Lyon et Genève sont deux villes similaires, en apparence très bourgeoises, qui ne bougent pas. Mais derrière cette façade, il y a un underground très puissant, beaucoup de théâtre, de création, de musique. Lyon est une ville de traboule. Et l'idée de secret me plaît beaucoup. Ce sont des villes où il faut aller voir derrière la surface.

Vous habitez Paris?
Oui. Mais j'ai été élevé à Lyon. J'ai d'ailleurs ouvert un restaurant sur place, parce que c'est ma ville. Je m'y sens chez moi. Je suis très impliqué dans le club de foot. Je connais bien le maire. Ce restaurant me permet de me rattacher tout le temps à ma ville.

Vous tournez beaucoup. Y a-t-il des films que vous regrettez d'avoir faits?
Non. Parce qu'on est constitué de nos défauts et de nos erreurs. C'est aussi important que le succès. J'assume tous les films que j'ai faits, parce que c'est moi. Je n'ai jamais eu à tourner pour de mauvaises raisons, pour payer mes impôts ou une maison. Ensuite, les mauvais films, j'en ai fait, mais ce n'est pas grave. Le cinéma, c'est un sport d'équipe. Ça ne tue personne.

On a le sentiment que vous abordez votre métier comme un sportif.
Oui. La seule différence, c'est qu'il n'y a pas de compétition. J'adore regarder le sport, j'en ai toujours fait, mais je n'ai jamais été un compétiteur. J'ai un problème avec les sports de groupe, parce que c'est «la gagne». Et je ne supporte pas cet esprit. C'est pour ça que je pratique des sports individuels. Mais le sport me permet d'être en forme pour mon travail. Et j'ai un rapport à la souffrance, au dépassement de soi. J'ai fait beaucoup de sport de combat pour ça. C'est venu avec le théâtre. Parce que quand le corps ne répond pas, c'est frustrant.
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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   Ven 4 Déc - 10:06

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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   Ven 4 Déc - 10:10

la cinquième nous vient de " l"ardennais"


La victoire pour
Clovis Cornillac

De retour d'un tournage en Amérique du Sud, Clovis Cornillac est venu au festival de Sarlat. Photo : Fabrice Littamé RECOMPENSE Dans « La Sainte Victoire », à l'affiche mercredi, Clovis Cornillac incarne un arriviste confronté à l'échec. Sa carrière tourne, en revanche, à plein régime

avec un prix au festival de Sarlat pour ce rôle.
En tournage en Amérique du Sud, Clovis Cornillac avait néanmoins fait le déplacement au festival de Sarlat pour la promotion de son nouveau film, « La Sainte Victoire », qui y était présenté en avant-première un petit mois avant sa sortie dans les salles mercredi prochain. Il n'a pas hésité quand le réalisateur François Favrat lui a proposé ce rôle d'un jeune arriviste un peu naïf qui, pour faire prospérer son cabinet d'architecture, s'acoquine avec un homme politique féru d'urbanisme avant d'être englouti par le poids du pouvoir.
« J'ai d'abord aimé le scénario mais j'ai été aussi emballé par ma rencontre avec le réalisateur qui a la capacité de raconter une histoire avec un swing et une rapidité que tout le monde ne maîtrise pas », explique-t-il en prônant cette idée « d'un cinéma qui nous happe et nous aspire », reflétant ses propos dans son comportement par son exubérance, son enthousiasme et sa volubilité.
« La boxe : une façon de m'avouer que je voulais monter sur scène »
Cet acteur spontané, instinctif, aime avoir son mot à dire quand il est dirigé par un metteur en scène : « C'est moitié moitié. Je propose et le réalisateur dispose. J'essaie d'être à son écoute et d'aller dans son sens ».
Cette part de rêve qui habite son personnage correspond à celle qu'il nourrissait quand il a choisi ce métier : « Cela a toujours été un rêve de jouer pour moi. Mais je suis passé par d'autres phases comme la boxe qui était une façon de m'avouer que je voulais monter sur scène. Je rêvais de vedettariat ».
Ce désir s'est vite réalisé dans sa carrière quand il s'est retrouvé à quinze ans et demi au festival de Cannes avec « Hors-la-loi » de Robin Davis. Il se montre aujourd'hui plus critique par rapport au statut de vedette : « Il y a des choses plus passionnantes dans la vie. Le vedettariat permet en revanche d'avoir un choix plus important de scénarios et de pouvoir travailler ».
« J'aime jouer au plus profond de moi »
La vocation de cet enfant de la balle n'est pas née grâce à ses parents : « Je n'aime pas forcément ce qu'ils ont fait comme comédiens et leur exemple m'a permis d'être confronté à la face plus sombre du métier comme les trahisons. Je ne m'attendais pas en tout cas à travailler comme je le fais depuis vingt-cinq ans. J'avais surtout envie de jouer. J'aime jouer au plus profond de moi ».
Cette attitude répond chez lui à une envie de vivre par procuration : « J'ai cette naïveté de croire que je suis ce que je suis en train de faire. Quand je suis Astérix, je prends de la potion et je décolle ».
Son film du moment pose la question de la politique qu'il aborde de front de ses yeux perçants bleu clair : « La politique est présente dans la vie de tous les jours. On a toujours le sentiment de lenteur face à l'injustice mais je crois aux hommes politiques ».
Leur duplicité ne peut être mise en doute selon lui : « On peut toujours partir sur un mauvais chemin. Machiavel l'a expliqué. C'est un monde de convictions au départ qui part en biais pour faire passer telle ou telle loi ».
« Je m'engage par la parole »

Son engagement ne passe pas par un parti : « Il est citoyen. Je m'engage en parlant. La pensée et la parole sont une forme de politique. Je suis intéressé par la confrontation des idées ».
Ce père des jumelles July et Alice, nées en 2001 de son mariage avec Caroline Proust reste très attaché à sa famille dont il parle avec tendresse : « La famille est le premier regard sur le monde. Je ne suis pas passéiste mais qui ne connaît pas son passé aura du mal à aller de l'avant ».
L'éducation qu'il donne à ses enfants repose sur quelques valeurs fondamentales : « Mes parents m'ont donné de l'amour et m'ont ouvert sur le monde. Je transmets les mêmes choses à mes filles comme je leur apprends la foi dans l'existence. Je me bats pour mon petit bonheur. J'aime être heureux » avoue cet épicurien attaché aux choses simples qui possède un restaurant à Lyon, sa ville natale.
Le travail l'accapare beaucoup : « Cela me donne de l'énergie ». Cherchant toujours à diversifier son registre « du film d'action au film intimiste », il figurera dans trois longs métrages en 2010 : « Protéger et servir » d'Eric Lavaine, « L'amour c'est mieux à deux » de Dominique Farrugia et « 600 kilos d'or pur » d'Eric Besnard. Il n'annonce pas de projet au théâtre qui l'avait révélé à ses débuts dans « Le Mahâbhârata » : « Je n'arrive pas à programmer une place dans mon emploi du temps » déclare cet homme très occupé, reparti de Sarlat avec un prix pour son interprétation dans « La Sainte Victoire ».
Fabrice Littamé
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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   Sam 5 Déc - 22:02

severine a écrit:
la quatrième a lire sur le lien suivant !!!
http://www.telleestmatele.com/article-interview-de-clovis-cornillac-pour-le-film-la-sainte-victoire--40190212.htm
Euh... Quand je clique sur le lien, ça me dit que la page n'existe pas... scratch
Tu pourrais faire un copier/coller de l'interview, comme tu as fait pour les autres, stp ?


Super toutes ces paroles de Clovis I love you Merci Sev Exclamation

J'ai pas mal de points communs avec Clovis I love you ...
J'aime son I love you état d'esprit...

(la carapace qui le protège et l'abîme... l'empathie... les effets démesurés de la main de Thierry Henry... se débrouiller tout seul... pas de blingbling... pas l'esprit de compétition... attaché aux choses simples...)
"Vas où l'on t'aime !" On t'aime partout !!
Il I love you ne se trouve pas beau... Ah le complexe qu'il I love you ne perdra jamais...
Mais on peut lui I love you assurer que si ! Et de toute façon, il I love you est beau de l'intérieur...

Une de ses I love you dernières phrases m'a touchée... "qui ne connaît pas son passé aura du mal à aller de l'avant". J'ai été adoptée, j'aimerais savoir pourquoi j'ai été abandonnée, j'ai tendance à vivre au jour le jour, je ne vois pas vraiment vers l'avenir... Bref. Petit aparté perso...
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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   Sam 12 Déc - 18:30

en voila une du progrès !!

Tourne-t-il «trop» ? Reste-t-il attaché à Lyon ? Et le foot dans tout ça ? Interview vérité

Dans «La Sainte Victoire», vous jouez un arriviste qui rêve de gloire. Quelles étaient vos ambitions de jeunesse ?

Ce qui me motivait, c'était d'être adulte, de devenir autonome. D'être un homme, en somme. Ce fantasme, je l'ai réalisé en partant de la maison à 14 ans, sans conflit aucun, pour vivre de ce métier que je voulais faire dès 5-6 ans.

Diriez-vous que vous avez galéré ?

Tout est relatif. Connaissant la dure réalité de ce métier, dans lequel je suis né, ce serait totalement déplacé. J'ai commencé à jouer en 1984, et je n'ai jamais manqué de travail. Après, il est certain que je n'ai pas eu le parcours miracle de la révélation à qui tout tombe dans les bras. Ma réussite sociale et médiatique est venue avec le temps et le travail, il y a seulement dix ans. Mais avant ça, j'ai bien eu 15 ans de rôles magnifiques dans le théâtre subventionné, alors que j'avais commencé par le cinéma, comme tout jeune con animé par un rêve mégalo. On m'a vite remis à ma place.

Votre personnage ne perd pas de vue ses amis d'enfance. Et vous ?

Je suis parti de Lyon à 14 ans... Mais j'ai un pote ancien, Pierre Dugowson, le fils d'un pote de ma mère. Pierre m'a dirigé dans un film qui n'est jamais sorti («Ouvrez le chien»). Il a surtout u n groupe génial : il s'habille en cosmonaute, a inventé une langue. Ça vaut vraiment le coup d 'aller sur le site de Dunndotta.

On vous reproche de tourner trop. Comment le prenez-vous ?

Je trouve ça blessant. C'est comme si les gens ne trouvaient plus d'intérêt à voir quelqu'un qui est en place. Or moi, ça y est, je ne suis plus un acteur à découvrir : après une période d'engouement, j'ai subi une vague assez méchante de dénigrement systématique. Ce n'est pas parce que je tourne beaucoup que je ne m'investis pas à fond. Cela fait objectivement peur de se sentir devenir un meuble : on peut m'enlever demain, et me laisser supertriste dans un coin...

Cela a commencé après «Astérix»...

Les critiques m'ont agressé comme si je revendiquais quelque chose, alors que je voulais juste travailler. Comment peut-on me reprocher de me lever le matin pour enchaîner des projets aussi différents que «Astérix», «Le Nouveau Protocole», «Faubourg 36» ? Ce qui serait indécent, c'est que je fasse ce métier oisivement, alors que tant de comédiens formidables ne trouvent pas de rôles. Sur «Astérix», j'ai tourné beaucoup de séquences qui, pour des raisons X ou Y, n'ont pas été retenues au montage. Du coup, je donne l'impression de n'avoir pas grand-chose à faire. Mais en tant qu'acteur, je me suis régalé avec Gérard (Depardieu). Si on me le redemande, je rempile sans problème.

Dans «La sainte Victoire», vous soutenez l'OM. Les Lyonnais vont-ils vous le pardonner ?

Figurez-vous qu'au départ, j'avais proposé à Sidney Govou de jouer la star du football. Il est assez attiré par le cinéma, mais on a tourné juste avant la coupe du monde 2008, et Sidney faisait partie de l'équipe de France.

Sidney qui a eu pas mal de problèmes...

Il aime boire des canons. En attendant, sur le terrain, il est toujours aussi fascinant.

Que pensez-vous de la nouvelle équipe de l'OL ?

Je suis très heureux du recrutement. Mais franchement, quel manque de bol avec les blessures. On a une énorme équipe potentielle, mais impossible d'avoir tout le monde en forme au même moment. Lisandro est très beau à voir. Il me fait penser à des joueurs comme Gerrard et Rooney qui, au lieu de jouer passivement un corner, visent immédiatement le but.

Propos recueillis

par David S. Tran
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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   Dim 13 Déc - 14:37

Sympa...
Merci Sev !!

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MessageSujet: Re: interviews écrites !!   

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