Clovis Cornillac

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 protéger er servir

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severine
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MessageSujet: protéger er servir   Ven 5 Fév - 8:46

Petite leçon d'humour potache avec Clovis Cornillac
mercredi 03.02.2010, 10:08 - La Voix du Nord


Nous n'avons pas succombé corps et âme à l'humour de Protéger et servir, ce qui n'empêche pas le réalisateur et ses deux comédiens vedettes d'assumer complètement leur démarche. Comment choisir une comédie ? Pourquoi celle-là ? La parole à Clovis Cornillac, comédien passionné... et décomplexé.





Qu'est-ce qui vous a plu chez Éric Lavaine, réalisateur et scénariste de Protéger et servir ?

« On a tous une espèce de petit diable en nous... que lui assume totalement. Des vannes d'adolescents pas finis. J'ai honte de rire de ça. En lisant le scénario, je réalisais que je riais comme un âne à des trucs d'une grande stupidité. Lui, il ose et il assume. J'aime bien les gens en décalage. Prenez Dumb and Dumber avec Jim Carrey par exemple, c'est un film stupide, et je ris. Mary à tout prix, le film des frères Farrelly, c'est subliment bête. Quand Ben Stiller a un chien accroché à la braguette et qu'il tourne, Je me dis qu'on ne peut pas faire ça à l'écran, et en même temps, ça me fait rire. »


C'est une tentative pour réhabiliter cet humour en France ?

« Non. Disons que j'ai la chance de lire pas mal de scénarios, notamment des comédies. J'en fait qui sont structurées sur un mode beaucoup plus narratif, avec par exemple des enjeux de couple, ce que je trouve très mignon et intéressant à faire. J'en ai une qui va sortir en mai, L'Amour, c'est mieux à deux de Dominique Farrugia. Une comédie romantique plus traditionnelle, où personne ne se présente dans une piscine en exhibant une goutte de pipi. Là, ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un truc comme ça. J'aime les paris. Faut-il le faire ou pas ? J'ai joué dans Eden Log, film sans argent, dans des souterrains. On pourrait dire aussi qu'il ne fallait pas. Ça n'était pas gagné. Quand on a fait Brice de Nice, on n'avait pas d'argent non plus. Voir ce mec avec une brosse à dents qui a des cheveux, je ne peux pas dire que ce soit très intelligent, mais ça me fait rire. Et je le fais juste après La Femme de Gilles, de Frédéric Fonteyne, film plus grave. Ça m'éclate. Je suis un humain, complet, avec plein de trucs qui partent dans tous les sens. »


Pourquoi cette comédie-là ?

« Parce qu'il n'y a pas de retenues. Je peux aller très loin sur des choses qui vont me dénigrer. J'ai plus de facilités à m'abîmer, moi, que d'abîmer les autres. J'ai du mal avec le cynisme. En revanche, le second degré bien fait, c'est formidable. »


Où est la limite de la vulgarité ?

« Je ne sais pas. Personne ne détient la clé. »


La comédie entraîne parfois des incompréhensions entre ceux qui la font, le public et les critiques. Quelle est la plus grosse incompréhension que vous ayez vécue ?

« Le truc le plus dément, ça a été Astérix aux jeux olympiques. On s'est régalés à le faire, avec Gérard Depardieu. C'était une belle rencontre. Beaucoup de scènes qu'on a tournées ne sont pas dans le film. Peu importe. Le plus gros paradoxe, c'est qu'Astérix est mon plus gros succès en terme d'entrées, et alors que je sortais mon film suivant, Le Nouveau protocole, les critiques me posaient la main sur l'épaule, en disant : "Ça va ? Astérix quand même... C'est une catastrophe". Ce film, je l'ai fait pour mes enfants, et pour les enfants en général. Les gens adorent ce personnage. Mais on me regardait avec des yeux de peine. Et on m'invitait à préférer tel ou tel type de films. Alors que j'en fais ! Des films que j'adore et que je continuerai à faire, comme La Femme de Gilles, Le Nouveau protocole, Eden Log, Vert paradis, Karnaval... Des films qui ont eu un succès critique... Mais aucun n'a marché ! Faut-il que je fasse uniquement des films qui ne marchent pas ? Et après, on me dira : "Alors Clovis, ça ne va plus trop en ce moment"... Tout cela est très compliqué. Alors, j'essaie de tracer mon chemin. Je fais Astérix parce que j'ai envie de le faire. Je fais Protéger et servir parce que j'ai envie de faire le con. Et derrière, je vais faire autre chose. » •

PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTOPHE CARON
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severine
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MessageSujet: Re: protéger er servir   Ven 5 Fév - 8:57

en voila une deuxième !!

Rencontre avec…
Kad Merad
Clovis Cornillac


un nouveau duo de flics de choc dans…







Un titre qui tranche avec la tête des deux héros !

Interview : Luce Tornier




Si le premier a déjà fait ses armes dans cet exercice avec Pamela Rose, dont une suite est en écriture, c’est ensemble qu’ils n’ont pas hésité un instant à se lancer dans cette aventure on ne peut plus potache. Satisfaits par leur envie de pousser le bouchon un peu plus loin, ce film marque leurs retrouvailles deux ans après Faubourg 36. Le cinéaste Eric Lavaine voit en Protéger et Servir un bon moment de divertissement qui s’adresse à un spectateur heureux de se marrer et qui n’en a pas honte. Honnête, il avoue faire les films qu’il a envie de voir. Il aime les films différents, et celui-ci en est un !!! Lavaine l’assure totalement, et s’est impliqué à fond dans son élaboration.

Vous connaissiez déjà Eric Lavaine avec qui vous aviez tourné Poltergay ?
Clovis CORNILLAC : “Oui, on avait déjà fait Poltergay, et ce mec-là est la part de sale môme que j’ai en moi. Il me fait rire avec ses vannes pourries. Il a ce truc d’incorrect qui ne lui pose aucun problème. Alors ce film, c’est un peu le petit diable en moi, l’adolescent pas fini. J’aime la littérature, les choses dites de manière “réflexive”, je suis attiré par l’humain et par sa profondeur mais d’un autre côté, il y a en moi un sale môme qui n’a pas fini sa croissance, et qui a du mal à ne pas rire à des trucs aussi cons. Ça fait vraiment du bien. En plus, l’idée d’un duo avec Kaddour était aussi agréable, car on a vraiment pris du plaisir. Dans notre métier, comme dans une histoire d’amour, il faut assumer la part d’égoïsme de plaisir qu’on prend pour pouvoir assumer le plaisir qu’on est censé donner aux autres.”

Vous recevez peu de scénarii de ce genre ?
Kad MERAD : “Je n’en reçois même jamais des comme ça. Il faut vraiment avoir les couilles pour faire ce film, et Eric n’a jamais essayé d’adoucir le propos. Avec Clovis, on a toujours su que le film ne pouvait pas être tiède, mais on est à un moment de notre vie d’homme et de notre carrière où on peut prendre ce genre de décisions. Mon filleul qui a seize ans était par terre de rire en voyant le film. Quand je vois Clovis jouer, je me dis qu’il nous donne du plaisir à prendre lui-même du plaisir, et ce n’est pas toujours le cas quand tu incarnes un personnage. En tout cas, ça fait du bien de tourner, de voir et de montrer un film comme celui-là. Après, quand on montre ce film, on s’expose aux critiques un peu regardantes sur l’intérêt même de ce genre de films. Quel intérêt de faire un film pareil sinon de faire régresser un peu plus les gens ?” (rires)

Même si le film est complètement assumé, on peut se demander pourquoi il ne va pas encore plus loin dans l’extrême ?
Clovis CORNILLAC : “Mais parce que déjà là où on est, pour que ça puisse se monter et se faire, même avec le nom de Kaddour et le mien, ils essayent encore de nettoyer quand même. En France, il y a une économie qui fait que si tu pars dans une comédie, il faut qu’elle soit ni réfractaire aux plus jeunes, ni aux plus vieux. Le film propose quelque chose qui peut aller beaucoup plus loin en terme de provoc’, mais en ce qui concerne les salles, une comédie est faite pour que des gens viennent rire et se lâcher. Le fait qu’Eric me propose de jouer un personnage qui s’appelle Kim Houang est déjà complètement incongru et ça me fait marrer, comme la radinerie de mon personnage. On a tous quelqu’un dans notre entourage qui a un problème avec l’argent. Eric pousse ça encore plus loin, et on a cherché tous les trucs pour ne pas dépenser de la thune. Il y a même des sites pour ça, évidemment ça ne s’appelle pas radin.com mais plutôt, je fais attention ou je ne me fais pas avoir. On en rajoutait à chaque fois, et ça me parle parce que je connais des gens qui ne m’ont jamais payé un café. C’est le scénario le plus poussé dans ce sens que j’ai lu en dix ans.”

Sur quelle scène vous êtes-vous le plus marré tous les deux ?
Kad MERAD : “Là où on s’est vraiment éclaté, c’est avec la naturiste. Ils l’ont amené au dernier moment sur le plateau, et à la première prise, on ne pouvait même pas jouer. Elle est arrivée directement à poil, et ce que vous voyez dans le film, ça doit être la dixième prise. Je pense qu’elle n’avait aucun problème avec la nudité, mais que c’est nous qui avions honte.”

Vous seriez prêt à signer pour un Protéger et Servir 2 ?
Clovis CORNILLAC : “Rien n’est impossible sur ce genre de films. On n’y a pas pensé avec Kaddour, mais on prend du plaisir ensemble, donc si on peut remettre le couvert, on le fera, sur une suite ou sur un autre projet. Ce serait dommage de ne pas le faire quand tu t’entends bien dans le jeu avec quelqu’un, et que vous êtes complémentaires.”

Le film vous permet aussi de travailler vos talents de chanteur ?
Kad MERAD : “J’aurai vraiment aimé être un chanteur de rock, vraiment. J’ai loupé ma carrière, je suis un chanteur frustré et je ne suis pas encore complètement épanoui. Il me faudrait une bonne carrière de chanteur à la Aerosmith. Voilà, je veux faire Aerosmith comme métier .”

Ça tombe bien, ils cherchent un chanteur…
Kad MERAD : “C’est vrai ? Bon, je vais appeler tout de suite alors même si je ne chanterai jamais aussi haut. Pourquoi il s’en va ? S’il n’y a plus Steven Tyler, il n’y a plus d’Aerosmith. En tout cas, personne ne le sait et tout le monde s’en fout, mais j’ai longtemps chanté. Je suis un batteur qui a vécu de la musique, et on jouait sur les Champs dans les cafés pour animer les terrasses, donc je chantais et j’adore ça. L’autre jour, j’ai chanté avec Anaïs au Bataclan sur I believe I can fly et là, je vais chanter aux Restos du Cœur. C’est un vrai plaisir.”

Protéger & Servir a été tourné en partie en Belgique, c’est un coin qui vous plaît ?
Kad MERAD : “Je trouve que Bruxelles est une des plus belles villes que je connaisse, dommage qu’il fasse toujours aussi pourri. Les belges ont un vrai niveau de follerie. Regarde François Damiens qui joue dans le film, qu’est-ce qu’il est drôle. On se connaissait un peu pour avoir tourné ensemble dans Le Petit Nicolas. Et puis, la Jupiler est ma bière préférée. Mais bon, j’habite Marseille et j’ai chez moi de la bière marseillaise qui s’appelle… La Cagole.”
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MessageSujet: Re: protéger er servir   Ven 5 Fév - 9:06

celle ci j'ais pas pu faire de copier-coller, alors je vous mets le lien !!

http://www.telleestmatele.com/article-interview-de-clovis-cornillac-pour-le-film-proteger-servir--43940233.html
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MessageSujet: Re: protéger er servir   Ven 5 Fév - 9:10

PROTEGER & SERVIR



Rencontre avec Clovis Cornillac



D’Eric Lavaine, avec Kad Merad, Clovis Cornillac, Carole Bouquet…



Synopsis : Kim Houang et Michel Boudriau ne sont pas les meilleurs flics de France, ni même de Paris, ni même de leur commissariat. Pourtant, ce sont eux qui sont chargés de nous défendre…



Moins d’un an après son sympathique Incognito, le réalisateur Eric Lavaine est déjà de retour avec Protéger & Servir. Cet hommage aux buddy-movies est aussi l’occasion de découvir un nouveau duo de flics de choc : Kad Merad et Clovis Cornillac. Si le premier avait déjà fait ses armes dans cet exercice avec Pamela Rose, dont une suite est en écriture, c’est ensemble qu’ils n’ont pas hésité un instant à se lancer dans cette aventure on ne peut plus potache et dont les gags semblent vouloir lorgner vers certaines comédies décomplexées à l’américaine. Visiblement amusés par leur envie de pousser le bouchon un peu plus loin et assumant pleinement le côté régressif du film, nous avons rencontrés les deux comédiens.



On va attaquer par un sujet qui fâche, l’échec de La Sainte Victoire…

Clovis Cornillac : Un four total, même un refus car les gens n’ont pas eu envie d’y aller. J’aime le film donc je trouve ça dommage mais c’est comme lorsqu’on te dit que tu es condamné, t’as pas le choix. On propose des choses sur la placeom publique mais si les gens te disent non, tu ne peux rien faire. Ce n’est jamais agréable parce que ça te fait de la peine pour tous ceux qui ont travaillé dessus. Un film, c’est beaucoup de monde et beaucoup d’énergie, trois ou quatre ans de boulot pour un réalisateur, des producteurs qui se sont démenés et même en tant qu’acteur, tu t’investis donc tu aimes bien quand c’est partagé. Mais bon, quand il n’y a pas le retour, il faut juste l’assumer. Ce que je vais te dire est simpliste mais quand je faisais de la boxe, parfois j’en prenais plein la gueule mais je me disais toujours que je n’étais pas obligé de monter sur le ring et que c’était le jeu. Si un jour, un succès vient, il faudra juste savoir l’apprécier. Etonnement, j’ai toujours été costaud dans la défaite mais assez gêné de gagner. Je ne sais pas d’où vient une victoire alors que pour une défaite, je me sens responsable, je fais partie intégrante de ça et je peux même remonter le moral des troupes. Finalement, c’est plus compliqué quand quelque chose marche parce que les gens se mettent des pressions. Certains le vivent très bien, non pas que je le vive mal mais je ne me l’approprie jamais. Maintenant que j’ai eu quelques échecs, je me dis que je saurai prendre du plaisir quand viendra un nouveau succès.

Pour Protéger et servir, vous pensez que le public va suivre ?

CC : Ce sera tout ou rien, en plus c’est indéfendable donc c’est formidable parce que c’est une pure connerie (rires). Le film n’a absolument aucun autre intêret que de faire marrer… ou de ne pas faire marrer. Si c’est répulsif, tu ne pourras pas lutter contre. Par contre, si ça t’amuse, c’est un moment agréable et régressif pendant lequel tu poses ton cerveau à l’entrée et tu le récupères à la fin. Dans ce cas, ça peut rencontrer le succès. J’ai sincèrement le sentiment que ce sera tout l’un ou tout l’autre, et je dois reconnaître que c’est ce qui m’a plus dès le départ. Quand tu lis ce scénario, tu ne peux pas dire après que tu as été trahi. Il y avait déjà énormément de conneries sur le papier mais on en a en plus rajouté parce que c’est aussi l’intêret de ce type de comédie que de s’amuser à trouver des choses en plus.

En plus, vous connaissiez déjà Eric Lavaine avec qui vous aviez tourné Poltergay.

CC : Oui, on avait déjà fait Poltergay et ce mec-là est la part de sale môme que j’ai en moi. Il me fait rire avec ses vannes pourries. Il a ce truc d’incorrect qui ne lui pose aucun problème. Alors ce film, c’est un peu le petit diable en moi, l’adolescent pas fini. J’aime la littérature, les choses dites de manière « réflexive », je suis attiré par l’humain et par sa profondeur mais d’un autre côté, il y a en moi un sale môme qui n’a pas fini sa croissance et qui a du mal à ne pas rire à de trucs aussi cons. Ca fait vraiment du bien. En plus, l’idée d’un duo avec Kaddour était aussi agréable car on a vraiment pris du plaisir. Dans notré métier, comme dans une histoire d’amour, il faut assumer la part d’égoïsme de plaisir qu’on prend pour pouvoir assumer le plaisir qu’on est censé donner aux autres.

Malgré tout, même si le film est complètement assumé, on peut se demander pourquoi il ne va pas encore plus loin dans l’extrême.

CC : Mais parce que déjà là où on est, pour que ça puisse se monter et se faire, même avec le nom de Kaddour et le mien, ils essayent encore de nettoyer quand même. En France, il y a une économie qui fait que si tu pars dans une comédie, il faut qu’elle soit ni réfractaire aux plus jeunes, ni aux plus vieux. Le film propose quelque chose qui peut aller beaucoup plus loin en terme de provo’ mais en ce qui concerne les salles, une comédie est faite pour que des gens viennent rire et se lâcher. Pour ça, tu ne peux pas la segmenter entre tel âge et tel âge et selon tel background culturel. Mais moi, ça m’a fait rire à la lecture. Par exemple, la goutte sur le slip, ça me fait pleurer de rire parce que c’est un vrai moment de solitude, comme le sperme dans les cheveux de Mary à tout prix. Je n’y crois pas tellement c’est con. Le fait qu’Eric me propose de jouer un personnage qui s’appelle Kim Houang est déjà complètement incongru et ça me fait marrer, comme la radinerie de mon personnage. On a tous quelqu’un dans notre entourage qui a un problème avec l’argent. Eric pousse ça encore plus loin et on a cherché tous les trucs pour pas ne dépenser de la thune et il y a même des sites pour ça, évidemment ça ne s’appelle pas Radin.com mais plutôt, je fais attention ou je ne me fais pas avoir. On en rajoutait à chaque fois et ça me parle parce que je connais des gens qui ne m’ont jamais payé un café. C’est le scénario le plus poussé dans ce sens que j’ai lu en dix ans. Evidemment, j’achète quand ça va vers le plus. Je ne suis pas un économiste du cinéma mais j’essaye de répondre à des sollicitations et au moins, celle-ci tente des choses. Il est évident que si le film marche très fort, ça ouvrira un porte et ceux qui mettent de la thune dans le ciné se diront que les gens aiment bien cet humour. Par contre, si on fait un four, le moindre film dans lequel un mec fera tomber un verre sur la jupe d’une fille, ce sera dur pour lui.

En tout cas, c’est quelque chose qui fait partie intégrante de votre carrière que d’aller vers des genres pas gagnés au départ, que ce soit la SF avec Eden Log ou le thriller avec Le Nouveau Protocole…

CC : Oui, je suis très égoïste mais j’aime ça alors, je me dis qu’il faut essayer. Eden Log, c’est formidable pour Franck (ndr – Vestiel) parce que c’est un mec qui attire l’attention à letranger, tout comme Le Nouveau Protocole est un film que j’aime beaucoup, mais ce sont des films qui n’ont pas marché. Pour l’instant, le public dit non à ces films.

Ne dites pas ça, on va finir par croire que c’est vous qui portez la scoumoune…

CC : Ca, on le saura vite parce que c’est un métier qui n’a pas d’états d’âme. Si je porte la scoumoune, ils me dégageront parce qu’ils ne sont pas cons et que si le Ciné va mieux sans que je sois là, ils le feront. Je fais mon métier quand on m’en donne la possibilité mais si on ne me donnait rien, je ne ferai rien. Je ferai des choses de mon côté parce que j’ai la capacité maintenant d’aller dans une région et de monter une compagnie et des spectacles. Si le Cinéma ne voulait plus de moi, quelqu’un serait peut-être intéressé par des idées que je peux avoir. Je ne suis pas très inquiet avec ça parce que pendant vingt ans, le Ciné m’a craché à la gueule mais j’ai continué à vivre, à manger et à rigoler avec mes amis. Depuis dix ans, le Cinéma est sympa avec moi mais si ça s’arrête demain, je peux comprendre. J’ai la gourmandise de ce qu’on me propose et si on ne me donne pas le choix sur une carte, je prends le menu tandis que si on me le donne, je prends ce dont j’ai envie.

Vous avez des regrets sur certains choix de films ?

CC : Jamais, parce que tout est un cheminement comme dans la vie. Je ne peux pas dissocier quelque chose de moi parce que je l’ai fait et qu’il fait partie de moi. Il sera temps de me regretter moi-même un jour. En revanche, si un film est comme ça, c’est aussi parce que j’y étais. Je n’ai pas la force du réalisateur mais j’y participe, comme le mec qui a fait la lumière. Quand tu te lances, si tu te trompes, tu fais partie de l’erreur et ce serait prétentieux de penser l’inverse. Parfois, on me dit que j’aurai du faire tel ou tel film qui a marché, mais ça a aussi peut-être marché parce que je ne suis pas dedans, et inversement.

Vous seriez donc prêt à signer pour un Protéger et Servir 2 ?

CC : Rien n’est impossible sur ce genre de films. On n’y a pas pensé avec Kaddour mais on prend du plaisir ensemble donc si on peut remettre le couvert, on le fera, sur une suite ou sur un autre projet. Ce serait dommage de ne pas le faire quand tu t’entends bien dans le jeu avec quelqu’un et que vous êtes complémentaires.

Et pour un prochain Astérix…

CC : J’ai dit oui à Thomas (ndr – Langmann) mais avec Gérard (ndr – Depardieu). Maintenant, les histoires d’Astérix, c’est assez compliqué. Avec Gérard, on se régale dans ce couple donc on a signé tous les deux pour le faire ensemble et avec Thomas, mais ce se ne sera peut-être pas avec nous, ni avec Langmann. Il y a plein de projets autour de ça mais c’est très compliqué et pour le coup, ce n’est pas mon taf.



Propos recueillis par Christophe Trent Berthemin

(Merci à Henri Demoulin & Pathé)
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MessageSujet: Re: protéger er servir   Sam 6 Fév - 19:46

Woua ! Plein de choses à lire !
J'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai tout lu !
Merci Sev !
Interviews sympas

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MessageSujet: Re: protéger er servir   Jeu 18 Fév - 15:35


Merci Sev pour le travail !!!

Ils sont intéréssant tout les articles que nous avons la ... Very Happy




.
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MessageSujet: Re: protéger er servir   Ven 19 Fév - 16:45

cheers Fanny cheers le retour cheers

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